
les rayons et les ombres
Daryl Dixon rated ★ 8/10
C'était bien mais c'était trop long a mon goût 3h19 et même plus long que Oppenheimer. Mais c'était bien en vrai c'est passé vite, juste y a trop de nudité et c'est chiant mais en même temps ça montre la réalité donc bon.. mais l'histoire est intéressante je pensais que ça allait être plus chiant mais nan. Par contre la tuberculose ça m'a mis dans le mal bref a revoir si l'occasion se présente. Après avoir été reconnue et agressée en 1948, l'actrice Corinne Luchaire, étoile déchue du cinéma raconte ses souvenirs et l'histoire de sa famille qui l'a menée à sa situation avilie par des choix désastreux et immoraux pendant l'Occupation. Son père le journaliste Jean Luchaire et son ami allemand Otto Abetz oeuvrent dans les années 1920 pour l'amitié franco-allemande. Aucun d'eux n'a alors d'attirance pour le nazisme. Lors d'un meeting, ils ont invité des représentants de la LICA (aujourd'hui, LICRA). L'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne en 1933 fait progressivement d'eux des complices du nouveau régime[1]. Otto Abetz est expulsé de France en 1937, mais réapparait comme ambassadeur d'Allemagne à Paris (alors que le gouvernement français se trouve à Vichy), chargé d'une politique de collaboration entre le Troisième Reich et la France vaincue. Jean Luchaire fonde alors Les Nouveaux Temps, organe de presse visant à soutenir la politique d'Abetz. Parallèlement, Corinne Luchaire, actrice[2] et mannequin dès avant la guerre, malgré son jeune âge, tente de se faire une place dans la France occupée[3], mais subit les conséquences de la tuberculose que son père lui a transmise, et qui l'empêche de travailler. Elle alterne les séjours en sanatorium et une vie de débauche à Paris. En contrepoint, apparaissent des figures plus positives, notamment celle du père de Jean Luchaire, Julien, universitaire et époux d'une Allemande juive, qui désavoue son fils dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro en zone libre. Un certain nombre de journalistes quittent la rédaction lorsque le virage collaborationniste devient clair ; l'un d'eux, Labarrière, meurt par la suite victime de la répression contre la Résistance. Subventionné par l'ambassade d'Allemagne, le journal de Jean Luchaire, travaille à la propagande nazie et ouvertement antisémite. Il participe activement au retour des cendres de l'Aiglon. Après la Libération, Corinne et Jean Luchaire, trouve refuge à Sigmaringen en Allemagne en 1944 avec le gouvernement de Pétain et Louis-Ferdinand Céline. Ils sont arrêtés sur une route de Forêt-Noire en mai 1945. Après un procès devant la Haute Cour de Justice en Janvier 1946. Jean Luchiare est fusillé en 1946, Corinne est condamnée à dix ans d'indignité nationale. En butte à l'hostilité générale, elle vit quasi recluse, mais reçoit cependant un jour la visite amicale de Léonide Moguy, cinéaste juif originaire d'Ukraine, avec lequel elle avait tourné avant la guerre, qui lui dit : « Je ne te condamne pas, mais est-ce que tu as cherché à comprendre ? » Le film est construit comme une série de flashbacks à partir de la situation de Corinne Luchaire après sa condamnation, qui essayent de reconstituer le fil des événements qu'elle a vécus, effectivement sans chercher à les comprendre, depuis la fin de son adolescence.